7 novembre 2011. . "Montpellier ne dort jamais", disent les uns, et ils sont contents de pouvoir faire la fête dans cette ville près de la Méditerranée. Mais pas tout le monde est d'accord. "À Montpellier, on ne peut jamais dormir", proclament les autres, et la petite nuance dans leur phrase change tout. "Manque de respect" est devenu un mot clé prononcé souvent parmi les Montpelliérains. On se plaint des travaux qui, parfois, sont conduit la nuit "pour moins nous déranger", comme dit un Monsieur qui est persuadé que, "là-haut", il y aurait quelqu'un qui veut rendre sourds tous les habitants du centre-ville... Entre les bus, les trams, les fêtards de nuit, les poubelles du petit matin, des voisins qui aiment la musique et la télé et des jeunes qui ont envie de réveiller les gens qui dorment le sommeil de "braves gens", la vie à Montpellier, selon ses habitants, n'est pas très tranquille... Micro-trottoir :
Montpellier et le bruit : la ville où on ne dort jamais 9 octobre 2011. . Cette année-ci, Hélène Mandroux, maire de Montpellier, pouvait accueillir quelque 3000 nouveaux Montpelliérains. Lors de leur réception, elle soulignait son envie d'une équipe municipale de "généralistes", les souffrances liées aux travaux pour la ligne 3 du tram et les efforts de la mairie pour la biodiversité. Elle consacrait quelques paroles à - presque - tous les conseillers municipaux et, surtout, à leurs commissions. À l'heure du déjeuner assez retardé, les nouveaux Montpelliérains se livraient une "bagarre" autour du buffet laquelle, selon une étudiante récemment arrivée, devrait être le "pire épreuve" qui l'attendrait dans sa nouvelle ville. Interrogés sur leur choix de vivre à Montpellier, les gens parlaient de l'amitié - qui, selon les uns, serait difficile à trouver à Montpellier et, selon les autres, très facile - des soins médicaux et, bien sûr, du soleil.
Le conseil municipal, le tram et la biodiversité : arriver à Montpellier 7 août 2011. . Les cas sont rares, mais ils se gravent dans la mémoire - des Montpelliéraines qui ont été "agressées" par des agents du service public du Groupe Nicollin. Certes, pour les "agresseurs", ce n'est que la blague. Les "victimes", par contre, sont moins amusées. Mais le pire : les plaintes à la mairie restent sans réponse. "...avoir aucune réponse", explique une dame, "ça fait mal." Pour beaucoup de Montpelliérains, le service de nettoyage dépend de la mairie et le groupe Nicollin - c'est surtout le football.
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4 septembre 2011. . Les habitants du quartier de la gare à Montpellier en ont définitivement vu assez. Tant qu'il était question de "tenir" pendant quelques années, de supporter le bruit des travaux et la poussière qui entre dans les appartements, de se faufiler entre les voitures en embouteillage permanent dès qu'on sort de la maison, d'être obligés de vivre les fenêtre fermées pour, enfin, faire profiter la ville d'une nouvelle ligne de tram, tout le monde portait son mal avec patience. Maintenant, toutefois, où ils ont compris que les bus pollueront leurs appartements en permanence, qu'ils ne pourraient jamais plus passer un été les fenêtres ouvertes, que les enfants ne pourraient jamais plus sortir de la maison sans prendre le risque d'être écrasés par un bus, où ils s'en rendent compte qu'ils n'y aurait plus de parking dans leur quartier, où on leur a fait comprendre que des travaux déjà terminés seront repris - là, les habitants de la
rue Durand, de la rue Levat, de la rue Pagezy et de la rue de la République disent "non". Et ils décident de se révolter...
"Ras le bol" des travaux : un quartier dit "non" aux bus 14 juillet 2011. . Les habitants du centre ville de Montpellier se demandent, si la vie dans leur quartier a vraiment la qualité qu'on dit. Les travaux de jour et de nuit qui empêchent les gens à communiquer et à dormir, les bus qui bannent la vie quotidienne des petites rues, le manque de respect des voisins dû, comme pensent certains, à une "vie dans une ambiance désagréable et pleine de bruit" font douter les Montpelliérains si leur vie est toujours si envieuse comme, d'après un
sondage, pensent beaucoup de Français. "Le pire", se plaint un Monsieur, "est qu'il disent toujours qu'ils travaillent pour améliorer la vie à Montpellier..." Micro-trottoir :
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